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Chapitre XXIII

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Mili
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MessageSujet: Chapitre XXIII   Dim 6 Avr - 14:58

Le dix-huitième chapitre du Livre de la Révélation continue et souligne le précédent, décrivant la chute de Babylone.

Babylone symbolise la confusion, le chaos, le néant, la vanité des choses du monde extérieur, monde créé par l'ignorance profonde des hommes, dont l'évolution n'a point encore atteint la conscience de leur Divinité. Babylone, c'est la nature sensuelle qui retient l'âme en captivité tant qu'elle n'élève pas son regard « vers les montagnes » c'est-à-dire vers les hauts lieux de sa propre conscience. Babylone, c'est la forteresse du matérialisme. Le matérialisme ambiant nous attire dans le désarroi de notre nature inférieure, et nous sommes subjugués par les apparences ; nous sommes en captivité à Babylone. A Babylone, nous sommes dans un état de conscience d'inquiétude, de peur, d'indécision. Les rois de la terre, ce sont les états de conscience qui règnent sur les peuples ; on leur a laissé ignorer leur divine nature, on ne leur a pas appris que la pensée est la force créatrice de l'univers et que par conséquent leur pensée est la force créatrice (le leur univers. Ils sont aux prises avec Babylone, qui leur a enseigné à faire de l'argent leur dieu, alors qu'il doit être leur serviteur.

Babylone représente l'agrégat des pensées, des états de conscience destructeurs, des pensées négatives, qui séparent l'homme de son divin pouvoir. Dans le chapitre dix-sept, la grande prostituée représente la phase mentale, la condition psychique de la sensualité du sexe. Et le « jugement » de la grande prostituée est celui de toute la race humaine qui doit rendre compte, se rendre compte, de ce que sa misère, ses douleurs, ses souffrances, résultent de ce qu'elle s'est attardée à Babylone ; elle s'est laissé obnubiler par ses sens physiques, elle n'a pas fait usage de ses sens spirituels. Ces deux chapitres révèlent la venue du jugement de la sensualité débridée, dans laquelle, hélas ! les humains se sont laissés tomber, et de toutes les conditions symbolisées dans le Livre de la Révélation par la bête.
La bête écarlate, c'est la nature inférieure, bestiale, sensuelle, (de l'homme qui ignore sa nature réelle, sa divine identité.
Mes amis, qui petit nier que la terre ait sombré dans Babylone ? Ne voyons-nous pas partout les lamentables effets d'un déchaînement des passions les plus basses ? Ne sommes-nous pas, hélas ! hélas ! témoins de la déchéance, de la dégradation des sociétés ? Ne voyons-nous pas inciter les enfants, dès leur plus jeune âge, à vivre surtout au-dessous de leur ceinture ; à apprendre et à se préoccuper de leurs instincts sexuels, au lieu d'être dirigés vers les hauts lieux de leur conscience, ces « montagnes d'où vient le salut » ? Ne voyons-nous pas ridiculiser les 'institutions les plus saintes, le mariage, cette union de l'esprit et du cœur de deux êtres, la famille, ce rempart de la fidélité et (le l'amour ? Oui, en vérité, nous sommes dans Babylone.

Pourquoi, comment cette abomination de la désolation nous est-elle arrivée? Tout simplement parce que l'on a déformé et tordu les Vérités éternelles, les Lois véritables de la vie, que le plus grand psychologue de tous les temps a pourtant clairement et définitivement exposées.

Il a dit « Il vous sera fait selon votre foi », selon ce en quoi vous mettrez votre confiance et votre conviction selon ce sur quoi se maintiendra votre pensée créatrice.

N'est-ce point à l'école maternelle, que dis-je ? n'est-ce pas alors même qu’ils sont encore dans le sein de leur mère, que l'on devrait apprendre aux hommes qu'ils sont, en essence des dieux, qu'ils sont une pensée pensante de Dieu ? Or, que voyons-nous ? Au lieu d'attendre dans l'émerveillement de l'amour la venue de leurs petits, les hommes et les femmes, les « font », le plus souvent, par accident. La période prénatale, d'une importance capitale (n'avons-nous pas entendu, il y a quelque temps, un médecin dire que certains ne se remettent jamais de leur naissance sur terre, à quoi nous répondons qu'ils s'en remettent s'ils apprennent leur divine identité. Mais qui la leur révèle ?) cette période décisive, combien de futurs parents ont-ils conscience de son importance, combien se soucient de transmettre la vie, non pas seulement avec leur corps physique, mais avec leur âme ? Il faudrait, me direz-vous fort justement, qu'ils sachent qu'ils en ont une ! Assurément, « les habitants de la terre se sont enivrés du vin de l’impudicité de la grande prostituée ».

Il y a quelques mois, je rappelais aux étudiants d'UNITE UNIVERSELLE qu'ils ne pourront eux-mêmes avancer dans la Lumière que dans la mesure où ils se pencheront sur la misère de leurs frères ignorants des éternelles vérités, qu'ils ne s'accompliront véritablement qu'en partageant leurs richesses spirituelles, en devenant ces pêcheurs d'hommes qu'appelle le Maître.

Plusieurs m'ont dit combien il est malaisé, difficile, (le parler des valeurs spirituelles ; beaucoup le voudraient ardemment qui n'osent pas affronter le ridicule, quand ce n'est pas la dérision, de ces pauvres ignares. Qu'il me soit permis de donner ce soir quelques conseils à ce sujet.

D'abord et avant tout, celui qui désire être un témoin du Maître doit méditer ses paroles, et d'abord celle-ci : « Veillez donc et priez sans cesse ». Que l'on ne nie dise pas que cela est impossible lorsque l'on vit dans l'effrayant tourbillon d'une grande ville, que la contemplation n'est point pour des gens qui doivent aller et venir, prendre le métro, l'autobus, la voiture.

« Qui vous parle », dit Alphonse de Chateaubriant dans son merveilleux livre « La Réponse du Seigneur », d'une contemplation immobile ? Quand vous courez à vos plaisirs, n'avez-vous pas, tout courant que vous êtes, l'esprit rempli de la pensée de vos plaisirs ?».

«Veillez» à remplir votre pensée (les vérités éternelles tout en vaquant à vos tâches. Rétablissez silencieusement et assidûment la Vérité dans les êtres, dans tout ce que vous entendez dire, dans tout ce que vous voyez faire. Ne dites pas que cela est épuisant, c'est, tout au contraire, libérant... Libérant de toutes les erreurs immenses qui assaillent et hypnotisent les hommes. « Tu le garderas dans la paix parfaite, celui dont l'esprit demeure en toi », dit la Bible.
Avant (le parler aux hommes de leur divine Identité, il faut prier pour eux, c'est-à-dire les rétablir, les élever dans notre esprit dans leur Divinité. N'oubliez pas que l'Entendement est UN, lorsque vous méditez, ne serait-ce qu'un instant, sur la Présence Unique en ceux que vous souhaitez aider, le Christ en eux répond au Christ en vous ; le meilleur travail se fait dans le Silence ; dans le silence, l'Être répond à l'Être.

Ne parlez pas (le Dieu à ceux que vous voulez secourir et pour lesquels vous aurez d'abord prié. Les hommes, pour leur plus grand malheur, ne connaissent pas Dieu ; ils ne savent que ce que leur a appris l'ignorance, et trop souvent, ils ont peur du Père de leur Être ! Parlez-leur d'abord de la puissance créatrice de leur penser. Dites-leur que leurs états de conscience font leur bonheur, leur bien-être, leur santé, ou les défont ; que leurs états de conscience, ce qu'ils pensent, sentent, croient, ce, en un mot, à quoi ils donnent consentement mental, est la seule et unique cause, la seule et unique puissance qui régit leu,- vie. Dites-leur que les gens, le temps, les microbes, les conditions, les prédictions, d'où qu'elles viennent, ne sont qu'autant de suggestions ; la seule Puissance Créatrice est notre esprit, notre penser». «Votre pensée», dit Murphy, «est cause que l'Esprit qui est en vous, se conditionne dans votre univers, prenant la forme de votre pensée ». Votre pensée alliée à votre sentiment crée votre destinée. Dites-le à ceux qui consentiront à vous entendre, conseillez-leur de faire leur propre vérification de ce que vous exposez, de prendre conscience (le ce que rien ne nous atteint si ce n'est ce qu'accepte notre penser.


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Mili
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MessageSujet: Re: Chapitre XXIII   Dim 6 Avr - 15:02

Supposons que l'on vous dise que le projet que vous formez échouera ; cette déclaration n'a aucun pouvoir sur vous, à moins que vous ne l'acceptiez ; si vous en faites une réalité dans votre pensée créatrice, vous allez droit à l'échec. Avez-vous déjà vu réussir celui qui doute de son succès? N'avezvous pas remarqué que celui qui triomphe est celui qui, vaille que vaille, coûte que coûte, poursuit son idée ? Lorsque l'on cherchera à vous décourager, dites-vous :« La Puissance Causale est en moi, je suis né pour réussir. Dieu n'échoue pas ». L'Omnipotence est en vous, omnisciente, comment pourriez-vous faillir si vous maintenez tranquillement la conscience de votre Divinité ? Il faut enseigner Dieu dans l'Homme et l'Homme en Dieu. Cela est la base de l'enseignement du Maître de Nazareth qui ne fit jamais de différence entre lui et les autres hommes. «En ce jour-là(le jour où vous sciez éveillé à votre Être réel) vous connaîtrez que JE Suis en mon Père, que vous êtes en moi et que JE Suis en vous». Il faut -apprendre aux hommes à veiller «sans cesse» sur leurs états de conscience, à n'y laisser subsister que ce qu'ils veulent voir se réaliser, il faut qu'ils apprennent à se servir de leur volonté pour qu'elle accomplisse son unique tâche : demeurer sur la Toute-Puissance qui les anime.

Dites-vous bien, nies amis, que vous ne convaincrez autrui que dans la mesure où vous serez vous-mêmes convaincus de votre Divinité. Il est impossible d'inculquer aux autres ce que l'on ne sent pas soi-même ; il faut que PEsprit parle à l'Esprit pour S'en faire entendre. Avant tout, il faut « veiller et prier sans cesse » pour se transformer soi-même. Aucun progrès spirituel solide, durable, ne peut s'effectuer qui ne commence en nous-même. Si je vois l'erreur, la faute, en autrui, je me l'inculque à moi-même en en vertu de ma pensée créatrice. . « Celui qui demeure sous l'abri du Très-Haut » est celui qui reste « à l'Ombre dit Tout-Puissant. Avant de changer les autres il faut se changer soi-même. Il Faut être envers soi-même d'une entière rigueur, sans jamais pour autant se condamner lorsque l'on s'aperçoit que l'on a, d'une façon on d'une autre. failli à son idéal. Avons bien garde d'ôter (le notre mil (notre conscience) « la poutre », avant de tenter d'aider les autres à enlever leur « paille ». Soyons ~ la fois humbles et confiants ; humbles envers notre Moi divin, Dieu en nous confiants dans Sa toutepuissance, ce qui nous épargnera la critique de ceux qui nous diront que nous sommes des orgueilleux impénitents. en affirmant que nous sommes ries êtres spirituels, divins et non pas de « misérables pécheurs ». Au demeurant, nous pourrons dire à ces chers retardés que nous nous en référons, pour affirmer notre divine nature. aux paroles du Maître : N'est-il pas écrit dans votre loi : Vous êtes des dieux et tous fils du Très-Haut ? r Et s'ils veulent à tout prix s'en tenir à l'idée qu'ils sont indignes de la grâce de leur Créateur, demandez-leur doucement comment on peut devenir digne en maintenant le concept de son indignité. En un mot, ramenez sans cesse vos interlocuteurs sur le fait de la puissance créatrice alliée au sentiment.

Autre conseil : Si vous voulez être d'authentiques pêcheurs d'hommes, n'allez pas trop vite en besogne ; cela requiert beaucoup de prière, de réflexion, de prudence et de patience. Ne parlez, je vous le recommande à nouveau, que lorsque vous avez le sentiment d'avoir assez prié. Et tenez-vous en liaison avec votre Centre. UNITE UNIVERSELLE est à votre service, non seulement pour résoudre vos apparentes difficultés, mais pour Vous aider dans votre tâche rédemptrice. Faites appel à nous pour savoir quel ouvrage il faut conseiller, cela est très important. Un premier contact avec la Science de l'Être, l'ontologie, peut être décisif, dans le bon comme dans le mauvais sens. N'hésitez pas à faire appel à nous, et n'oubliez pas de faire inscrire au Service Silencieux ceux que vous cherchez à aider, à secourir.
Que faire pour ceux qui ne voudront pas vous entendre ? Déliez-les de leurs erreurs dans votre penser, libérez-les de vos doutes et de vos craintes et laissez-les aller. Ne vous mettez jamais en peine pour eux, si chers, si proches vous soient-ils. Inéluctablement, l'heure de leur réveil sonnera, vous pouvez grandement la hâter en maintenant fermement votre penser sur leur Moi divin et en refusant d'accepter à leur égard les apparences.

Tout cela étant (lit, revenons à la brebis que nous sommes et souvenons-nous bien que notre toute première préoccupation doit être (le nous assurer qu'elle ne quitte pas la Bergerie. Je vous incite souvent à lire, à relire, à méditer les Évangiles. Dans celui de Jean, le bien-aimé, celui qui reposa sa tête sur l'épaule du Maître, qui le suivit toujours, partout, nous lisons (l) : « En vérité, en vérité, je vous le dis : JE Suis la porte des brebis... JE Suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé, il entrera et ii sortira et il trouvera des pâturages... Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance ».

Il est nécessaire, il est indispensable, non seulement de revenir constamment aux paroles du Maître. mais de les bien comprendre.

Lorsque Jésus dit : Je suis, il ne parle pas du tout de sa personne. Il énonce une Loi basée sur le Principe Créateur. Dieu dit à Moïse : JE SUIS ce que JE Suis, c'est-à-dire l'Inchangeable, l'Éternel. Et c'est le Nom que Moïse devait donner aux Israélites. Lorsque nous disons : Je suis, nous mettons à l’œuvre en nous-même la Toute-Puissance Créatrice. JE Suis est la porte vers les pâturages de l'Éternelle Vérité : Il n'y a RIEN que l'Énergie Cosmique que l'on a appelée Dieu et dont la science des hommes reconnaît aujourd'hui, enfin ! qu'elle est en effet unique, indivisible, suprême, en tous, à travers tout, au-dessus de tout.
Jésus dit aussi : JL Suis le bon berger, je connais mes brebis et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger... »

C'est à nous de faire nôtre la Voix du JE Suis. C'est à nous d'être ses témoins. C'est à nous de démontrer à chaque instant que l'Éternel est UN ; que Dieu est en nous et que nous sommes en Dieu.


(1) Jean 10 : 10.





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Bidou
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MessageSujet: Re: Chapitre XXIII   Mar 8 Avr - 21:39


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