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Chapitre XVIII

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Mili
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MessageSujet: Chapitre XVIII   Mar 19 Fév - 15:44

Les trois premiers versets du douzième chapitre de ce Livre disent
« Une grande merveille parut dans le ciel, une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l'enfantement. »

Au moment où je commençais à penser à ces quatre versets, à les étudier avec le Dr Joseph Murphy et à vous les commenter, cette femme enceinte et dans les douleurs de l'enfantement me fit penser à ce qui est pour moi un sujet de profond regret : un grand nombre, un trop grand nombre de femmes, aujourd'hui, n'accepte pas sa condition de femme, n'assume pas la grandeur de sa Mission sur terre : celle de la Maternité. Il est évident que trop de femmes confondent « libération » et « déformation ». Ayant, fort justement, acquis des droits civiques qui leur furent trop longtemps refusés, les femmes, au lieu de s'en servir pour accroître leur influence maternelle, s'en servent, pour le plus grand mal de l'humanité, pour vivre « comme les hommes ». Et si ce n'était si grave et si effroyablement dangereux, ce serait purement et simplement comique.

Car cela fait état d'une ignorance grossière et profonde. L'homme et la femme ne sont pas, ne seront jamais égaux ; j'en demande pardon aux féministes extrémistes, bien mal inspirés. Les sexes ne sont pas égaux ; ils sont complémentaires, et les femmes, par leur attitude actuelle, trop répandue, attentent aussi bien à la dignité et au bien-être de leurs époux et de leurs frères qu'elles se diminuent et se mutilent moralement et spirituellement elles-mêmes.

Car la raison d'être, la vocation de la Femme c'est la Maternité. Non pas uniquement la maternité physique ; la Femme est sur terre pour inspirer l'homme et l'enfant, pour les aider à élever leur regard et leur conscience. C'est cela son métier. Non point de « singer » les hommes, mais de les instruire des choses du cœur et de l'esprit. Pour cela, elle doit se tenir à sa place de femme, la place de l'inspiration, de la douceur dans la fermeté, de l'encouragement, de l'AMOUR. L'AMOUR divin, impersonnel, vigilant, le don de soi dans l'allégresse ; l'AMOUR qui donne pour la joie de donner, sans compter, sans chercher à recevoir en retour, c'est cela la gloire de la vraie condition féminine.

Hélas ! combien peu de femmes l'assument aujourd'hui ! Tous les jours je vois venir dans mon cabinet des êtres qui sont malheureux, plus ou moins déséquilibrés parce que leurs parents, et surtout, surtout leurs mères, n'ont pas su les bien aimer. Nous voyons des mères mettre à présent leurs toutpetits à la crèche ou à la maternelle dès sept heures du matin pour ne les reprendre que le soir ! « Que voulez-vous », me dit-on, « c'est la vie moderne ». Non c'est la vie que font les femmes. Car cela est bien vrai ; les hommes font les lois, mais ce sont les femmes qui font les mœurs.

Un petit enfant a un besoin absolu de sa mère pour apprendre la vie sur terre. Il a besoin de sa tendresse comme de son autorité et cela jusqu'à au moins sept ans. Tous les éducateurs, tous les enseignants savent reconnaître l'enfant que sa mère nourrit de sa vigilance. L'amour des parents, surtout celui (le la mère dans le très jeune âge, est plus indispensable à l'enfant que la nourriture qu'on lui donne.

Que n'apprend-on cela aux jeunes filles ! Que ne leur dit-ou la grandeur et l'immense importance de leur condition et de leur vocation de civilisatrices ! Ne voyez-vous pas où vont la famille et la société avec ces femmes qui, bientôt, hélas ! trois fois hélas ! n'auront plus que le nom de cette femme.

Chers Amis, laissez-moi pousser bien haut ce cri d'alarme qui sort de mon cœur et, s'il trouve un écho dans le vôtre, ayez avec moi le courage d'aller au secours de l'Enfant, et aussi de l'Homme en rappelant aux femmes leur divine Mission et les conséquences catastrophiques qu'entraîne leur manquement à cette vocation sacrée.

Il est bien évident que toutes les femmes n'ont pas la vocation du maria, e, mais combien souvent une célibataire apporte-t-elle dans une famille, un groupe, une communauté, la paix, la meilleure entente, parce qu'elle se sert de ses dons maternels ! Mariée et mère, ou célibataire, la Femme est toujours la Mère et partout elle doit exercer ses prérogatives aimer, apaiser, favoriser en chacun l'éclosion de sa véritable Identité. C'est à elle avant tout que s'applique cette Béatitude « Bienheureux les Artisans de la Paix, car ils verront Dieu. »

Cette femme enveloppée du soleil, ayant la lune sous ses pieds, représente l'esprit conscient et le subconscient. La couronne de douze étoiles sur sa tête est le symbole d'un esprit conscient illuminé, discipliné, un esprit qui n'entretient que les concepts nobles, les idées divines.

Vous le savez, lorsqu'il y a accord entre le conscient et le subconscient, entre la pensée et le sentiment profond, nos prières et nos aspirations se réalisent et, dit Murphy, d'innombrables bénédictions s'ensuivent.

C'est pourquoi le Maître dit : « Si deux d'entre vous s'accordent pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. »

Ceci est l'exposé exact de la loi de votre propre esprit :

« Il vous sera fait selon votre foi » ; lorsque vous vous unissez mentalement et émotionnellement à votre désir, sa manifestation est inéluctable. Autrement dit : JE Suis est la Loi de votre Être. Vous comprenez bien, dès lors, que vous ne pouvez logiquement vous en prendre qu'à vous-même de ce qui entre dans votre vie. Et la Bible dit : « Par ta parole tu seras condamné, par ta parole tu seras justifié. »

Vous êtes donc, lorsque vous avez épousé votre idéal le plus haut, la femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds.



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Dernière édition par Mili le Sam 8 Mar - 16:22, édité 1 fois
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Mili
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MessageSujet: Re: Chapitre XVIII   Mar 19 Fév - 15:46

Les versets trois et quatre de ce douzième chapitre disent : « Une autre merveille parut encore dans le ciel ; et voici, c'était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept couronnes. Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme afin de dévorer son enfant, dès qu'elle aurait enfanté. »

Le dragon c'est l'adversaire. On l'a appelé Satan ; en fait c'est la force négative. Nos pensées sont des forces ; nous leur donnons leur qualité. Lorsque nous entretenons des pensées, des sentiments négatifs, doutes, craintes, appréhensions, haine ou ressentiments, regrets, remords, colère, rancune, désir de vengeance... nous sommes notre propre Satan. Il faut s'en rendre maître. Souvent, ayant affirmé l'heureuse issue d'une situation, d'une affaire, la guérison d'un ami, la réalisation de ce qui nous tient à cœur, la pensée insidieuse - Satan - se présente à notre esprit. Nous nous disons : Et si cela ne se faisait pas ? Et s'il était incurable ? Le dragon qui se tient devant la femme qui va procréer est le démon de la race humaine qui n'a pas encore découvert sa divinité et qui suit ce dragon, ce démon, ce Satan qui n'est autre que sa propre création ! Ce Satan n'a d'autre consistance que celle des superstitions et des fausses croyances qui tentent l'homme, afin qu'il doute de sa foi dans le bien que son Créateur lui a préparé.

« L'Éternel est mon Berger ; je ne manquerai de rien », dit le Psaume 23 que, soit dit en passant, tout ontologue devrait savoir par cœur (avec le cœur) et méditer très, très f fréquemment.

Si vous dirigez consciemment votre esprit dans la confiance absolue envers la Puissance Créatrice qui s'exerce par votre pensée, cette attitude vous permettra de penser au-dessus des idées négatives et fausses, celles des hommes ignorants des Lois de la Vie, et vous verrez alors se réaliser les désirs de votre cœur qu'approuve votre Moi divin. Murphy dit : « Si vous permettez aux concepts erronés du monde de régner sur votre esprit, vous tuerez l'enfant qui va naître, c'est-à-dire la conscience nouvelle de Dieu dans votre esprit. »

La Puissance Intérieure, l'Idée Spirituelle, c'est, dans la Bible, l'enfant. C'est par grave erreur que l'on a enseigné un Fils Unique en Jésus. Il faut le répéter sans relâche et faire remarquer que jamais le Maître ne fit de différence entre lui et nous. « En ce jour-là (le jour de notre éveil à notre divinité, JE SUIS, Christ en nous), vous connaîtrez que JE Suis en mon Père, et que vous êtes en moi et que JE Suis en vous. »« Tout ce que je fais, vous pouvez le faire, et vous ferez de plus grandes œuvres encore. »

Par quelle aberration a-t-on enseigné un Fils Unique et tous les autres, misérables et indignes pécheurs ? Comment a-t-on déformé à ce point l'enseignement, à la fois sublime et scientifique, du Maître de Nazareth ? Plus on l'étudie, plus on l'approfondit, plus on en est confondu.

Le Fils Unique c'est le Christ, et le Christ c'est l'état de conscience permanent de la Présence Divine en soi. « Moi et mon Père nous sommes un. » « Tout ce qu'a le Père est à moi. »

La femme dont il est ici question représente l'esprit subconscient qui doit s'unir à la Présence, à la Puissance et à l'Intelligence de Dieu de notre superconscience. Lorsque notre esprit conscient découvre que Dieu est l'Esprit qui nous habite tous, qu'Il est notre Vie même, nous commençons à servir cette Puissance en nous en servant ; en ne disant plus JE Suis qu'à ce qui est digne d'Elle. C'est alors, c'est ainsi que naît l'enfant, le Fils Unique.

Mais souvent, fréquemment, les vieilles habitudes de penser, les idées qui nous furent enseignées dès notre plus jeune âge, « Dieu te punira si tu n'es pas sage », etc., l'idée théologique selon laquelle Dieu vit dans un hypothétique ciel, un dieu anthropomorphe qui nous éprouve et nous châtie, surgissent dans notre esprit pour livrer bataille aux concepts nouveaux. Il faut, dit Murphy, constamment nous rappeler cette Puissance Intérieure ; elle est, a dit le poète :« plus près de vous que votre souffle, plus, près que vos mains et vos pieds »(1). Il faut nourrir et protéger notre foi dans cette Présence-Dieu ; c'est ainsi que l'enfant, notre idée de Dieu, va croître jusqu'à ce que sa Sagesse prenne la charge de toute notre vie.

« Elle enfanta un fils, qui doit régner sur toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. Et la femme s'enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu'elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours. Et il y eut guerre dans le ciel : Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel », disent les versets 5, 6 et 7.

La femme fuit au désert lorsque vous vous détournez de l'ignorance et des erreurs du monde extérieur pour courir vers le Lieu Secret, le Christ en vous, afin de marcher avec Dieu, de vous entretenir avec Lui dans le Silence.

La Comtesse de Noailles, ce grand poète qui se croyait incroyante, a dit néanmoins que l'on parle trop à Dieu, que l'on ne L'écoute pas assez. Lorsque nous entrons dans le Lieu Secret, à l'Abri du Très Haut, comme dit le Psaume 91, nous sommes au-delà du temps et de l'espace. Nous sommes dans le silence, et c'est dans le silence que demeure Dieu, notre Être éternel. Nous sommes alors, dit Murphy, dans une Forteresse Imprenable. C'est dans ce silence, indispensable et propice à la méditation, à la prise de conscience de notre Puissance éternelle, que nous donnons naissance à notre idéal en sachant que ce que nous déclarons et sentons comme étant vrai va se manifester par des moyens que notre moi extérieur ignore.
Voilà pourquoi il convient que nous nous maintenions tels que de petits enfants. « Si vous ne devenez comme un de ces petits, vous n'entrerez pas dans le royaume de mon Père. »
« Je ne puis de moi-même rien faire. » « Le Père qui est en moi, c'est lui qui fait les oeuvres. »
Michel symbolise l'Épée de Dieu qui tranche le mal, l'erreur. Avec ses anges, ses idées divines, il combat le dragon de l'ignorance, de la peur, de la superstition. Michel et ses anges représentent votre foi, votre confiance absolue dans le Bien Tout-Puissant qui vous donne « selon votre foi ». Michel, c'est votre union parfaite avec votre bien le plus haut. Lorsque vous priez, vous appelez Michel et ses anges, c'est-à-dire que vous dirigez votre pensée, votre Puissance Christ JE SUIS. Vous rassemblez, dit Murphy, vos facultés et vos attitudes d'esprit de manière à festoyer à la table du banquet de Dieu, vous réjouissant dans la connaissance de ce que Dieu est à la fois le donateur, le don, et l'homme qui reçoit le don. Avec l'épée de Michel, l'épée de la Vérité, votre claire conscience, votre parfaite compréhension de la Loi de Dieu (« Il vous sera fait selon votre foi ») vous décapitez le dragon du doute, de la peur, du sentiment d'infériorité ou d'incapacité. Satan est tombé de votre ciel, vous vous en êtes délivré en demeurant dans la conscience et la joie de l'Amour Divin qui ne faillit jamais.

(1) Alfred, Lord Tennyson.


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Bidou
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MessageSujet: Re: Chapitre XVIII   Ven 7 Mar - 21:54


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