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Chapitre XVI

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Mili
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MessageSujet: Chapitre XVI   Mer 6 Fév - 12:35

Nous étudions à présent le dixième chapitre de ce Livre qui nous révèle à nous-même. En l'étudiant, nous prenons conscience de notre vraie Nature, de ce que nous sommes des Êtres, non pas de chair mais d'Esprit, de ce que notre vie, notre environnement, les composantes de notre existence sur terre sont infailliblement, inéluctablement déterminés par nos états de conscience. Nous comprenons que tout dépend de la qualité de notre penser et qu'il est parfaitement vain d'attendre de la vie autre chose que ce que nous lui donnons.

« Il vous sera fait selon votre foi ».

« On se servira pour vous de la mesure dont
vous vous serrez servi ». Ne nous attendons pas à recevoir autre chose que ce que nous entretenons dans notre penser, dans notre cœur, dans notre esprit.

La Loi de la Vie est immuable :« Ce qu'un homme sème, il le récoltera ». Sommes-nous de bons semeurs ? Semons-nous la graine de ce que nous voulons récolter ou bien semons-nous dans le champ de notre mentalité l'ivraie qui empêche le bon grain de lever ? Laissons-nous proliférer dans nos vignes ces petits renards qui les ravagent : les pensées, les sentiments négatifs de l'égoïsme, de la rancune, du refus de pardonner, ou de se pardonner, du remords, aussi nuisible qu'inutile, du doute et de la peur meurtrière ? Quelle sorte de cultivateurs sommes-nous dans le champ de la Vie ?


Avons-nous grand soin de notre imagination créatrice ? Sont-ce des images paisibles, douces, harmonieuses et belles que nous entretenons sur notre écran intérieur, ou bien nos images sont-elles tristes, laides, déprimantes ?

Avons-nous bien conscience de cette vérité qu'énonçait Émile Coué, ce précurseur de l'ontologie : « Lorsqu'il y a conflit entre l'imagination et la volonté, c'est toujours l'imagination qui l'emporte ». Que faisons-nous dans notre « cabinet d'images » ?

Les versets 1 à 4 de ce dixième chapitre disent : Je vis un autre ange puissant, qui descendait du ciel, enveloppé d'une nuée ; au-dessus de sa tête était un arc-en-ciel, et son visage était comme le soleil, et ses pieds comme des colonnes de feu. Il tenait dans sa main un petit livre ouvert. Il posa son pied droit sur la mer et son pied gauche sur la terre ; et il cria d'une voix forte, comme rugit un lion. Quand il cria, les sept tonnerres firent entendre leurs voix. Et quand les sept tonnerres eurent fait entendre leurs voix, j'allais écrire ; et j'entendis du ciel une voix qui disait : Scelle ce qu'ont dit les sept tonnerres et ne l'écris pas.

L'ange puissant qui descend du ciel c'est votre Moi divin dont les directives, si vous les écoutiez toujours, vous conduiraient, comme dit le Psaume 23, « dans les chemins
de la droiture », et vous éviteraient les ornières et les bourbiers. Vous auriez alors toujours au-dessus de votre tête l'arc-en-ciel, le signe de Sa protection. Le petit livre ouvert c'est votre esprit subjectif, subconscient, votre ordinateur qui reçoit, à fin d'exécution, vos ordres, que ces ordres soient de qualité négative ou positive. Vous avez le libre choix, la libre disposition de votre subconscience ; à vous de faire en sorte que vous n'y inscriviez que ce qui est de nature à assurer votre bien-être, votre bonheur, votre paix.

Le pied droit est celui de l'autorité sur vous-même qui vous fait tenir constamment votre esprit sur ce qui est constructif. «Tout ce sur quoi tes pieds se poseront sera à toi » dit la Bible (Deut. 11 : 24). Vous seul êtes responsable de ce qui se passe, se maintient dans votre « cabinet d'images », votre pensée est la seule force créatrice de votre univers. Vous ne pouvez être, vous ne pouvez avoir que ce (lue vous pensez. « Tel un homme pense en son cœur, tel il est ». Nul ne peut vous empêcher, quelles que soient les circonstances dans lesquelles vous vous trouvez, de choisir vos pensées. Du choix de vos pensées dépend la qualité de votre vie.

La mer symbolise les remous de nos sentiments, de nos émotions. Il faut que nous calmions sans cesse cet océan dans lequel nous vivons tous, que nous en fassions ces « eaux tranquilles » qui « restaurent notre âme » (1) ; il faut que nous apprenions que la Grande Loi c'est aimer, non point sentimentalement, ce qui n'est, comme le dit si bien Alphonse de Châteaubriant, « qu'engraissement animal », mais spirituellement, c'est-à-dire que nous aimions autrui pour luimême et non pour nous, égoïstement.

Les pieds, dans la Bible, symbolisent la compréhension. Ce que vous comprenez bien, vous « plantez vos pieds dessus ». En ce moment même, en lisant ces mots, vous pouvez faire table rase dans votre mentalité de tout ce que vous y avez planté, maintenu et qui ne vous a donné que des fruits amers, décevants, douloureux ; l'hostilité, l'acrimonie, l'amertume, la condamnation d'autrui ou de vous-même ; en un mot de tout ce qui est contraire à votre Moi réel, contraire aussi à la Règle d'Or (1) qui est l'expression de la Loi d'Amour Universel. Joseph Murphy dit joliment qu'il nous faut tomber amoureux des vérités éternelles : l'amour, la bonté, la bonne volonté, l'honnêteté, la justice. L'amour, dit-il, vous guérira, l'amour vous réconfortera et vous bénira d'innombrables façons. L'amour illuminera votre chemin et vous donnera la paix de l'esprit. A condition que vous sachiez le donner, ajouterons-nous.

C'est avec AMOUR que vous plantez votre pied gauche sur la terre qui symbolise votre corps, votre entourage, les conditions de votre vie. Le pied gauche est le symbole de la connaissance de ce que vous cultivez assidûment dans votre subconscience, dans votre sentiment profond ; cette connaissance peut et va transformer votre vie, à condition que vous soyez fidèle aux images nouvelles dont vous voulez voir la réalisation. En fait, le pied gauche c'est la fermeté avec laquelle vous maintenez tranquillement dans votre esprit et dans votre cœur, sans en démordre, le bien que vous souhaitez.

N'oubliez jamais que, lorsqu'il y a accord entre votre pensée et votre sentiment profond, (conscient et subconscient la réalisation de ce que vous entretenez ainsi est inéluctable. Dès lors, vous comprenez combien est impérieuse la nécessité de bien choisir vos sentiments et vos pensées. De plus, étant conscient de votre Puissance Intérieure, de cet accord profond, vous êtes immunisé contre le doute
et la peur.

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Dernière édition par le Mer 6 Fév - 12:43, édité 2 fois
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Mili
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MessageSujet: Re: Chapitre XVI   Mer 6 Fév - 12:37

« Vous connaîtrez la Vérité, et la Vérité vous affranchira ».
Le chiffre sept symbolise l'accomplissement parfait. Les sept tonnerres ce sont les qualités de votre conscience et l'ange puissant représente votre conviction absolue, inébranlable, qui vient des cieux de votre esprit éclairé.


Le quatrième verset signifie que nous devons nous reposer dans la conviction de ce que notre prière est exaucée. Ei voilà où le bât nous blesse souvent. Nous parvenons à l'accord entre notre pensée, ce que nous désirons et notre sentiment d'avoir déjà reçu mais, trop souvent, nous laissons ravager nos vignes par ces petits renards que sont les doutes, les craintes qui, maintes fois, proviennent de notre imprudence. En effet, nous n'avons que trop tendance à parler de nos projets, de nos aspirations. Or, ceux auxquels nous parlons, même les mieux intentionnés - et tous ne le sont pas ! - à moins qu'ils ne soient ontologues, vont entourer nos projets de doutes, de restrictions, de craintes. « Les grandes choses » dit Maurice Maeterlinck, « se préparent en
silence, pour qu'enfin elles émergent majestueuses et triomphantes à la lumière de la vie qu'elles vont dominer ». Ne parlez de vos projets qu'à bon escient, pas du tout de préférence !

Et assurez-vous bien, avant de former ces projets, qu'ils ont l'approbation de votre Moi divin. N'agissez jamais sans son acquiescement, recherchez-le sans cesse. Ne forcez jamais rien ; attendez que la « petite voix tranquille » parle à votre cœur. Saint-Exupéry avait bien raison de dire : « On ne voit bien qu'avec le cœur » ; ne faites jamais rien à contrecœur. Sachez attendre le signal divin : en l'attendant, reposezvous dans la conviction de ce que votre prière est exaucée, votre aspiration accomplie. Si la pensée adverse se présente à notre esprit, il faut que nous sachions ne pas l'accueillir mais lui substituer la Vérité. Il faut, dit Murphy, bien sentir l'idée, le concept de ce que nous voulons voir se manifester, nous en saisir et attendre dans la foi, la confiance, sa manifestation.

Le neuvième verset de ce chapitre dit : Et j'allai vers l'ange, en lui disant de me donner le petit livre. Et il me dit : Prends-le et avale-le ; il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel.

Je vous le rappelle : un ange symbolise une idée divine, parfaite. Lorsque que nous accueillons les idées divines, les pensées constructives, tant à notre égard qu'à celle du prochain, nous n'inscrivons dans notre petit livre, notre subconscience, que ce qui est de nature à nous être bénéfique, ou à bénir autrui. Et ce que nous « avalons » ainsi est doux comme du miel. Mais si nous laissons entrer dans « nos entrailles », dans notre subconscient, notre sentiment profond, des pensées de doute, d'appréhension, de crainte, de condamnation d'autrui ou de nous-même, si nous permettons au désarroi, à l'irritabilité, à la rancune, au désir affreux de vengeance de nous « nourrir », alors ce que nous « mangeons » est amer à nos entrailles. Lorsque nous contemplons notre désir, notre aspiration, dans la certitude de sa réalisation, le « petit livre » est plein de miel, mais si nous nous laissons aller au doute, écoutant tout ce que dit le monde extérieur qui contrarie notre désir, nous laissant aller à douter de nos possibilités divines, nous fiant plus à l'entendement collectif ignorant qu'à la sagesse de notre Moi divin, alors ce que nous absorbons nous remplit d'amertume et, de plus, nous paralyse, nous empêche d'avancer. Il y a confusion et indigestion dans nos entrailles, notre esprit est rempli d'une querelle qui ressemble à celle qui a lieu dans notre estomac lorsque la nourriture n'y est pas convenablement digérée et assimilée, dit Murphy.

Lorsque vous cédez à la crainte, vous empêchez l'assimilation par votre subconscience (le la réalisation de votre désir. C'est vous seul qui grippez la machine, vous seul qui mettez des bâtons dans vos roues.


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Mili
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MessageSujet: Re: Chapitre XVI   Mer 6 Fév - 12:39

Laissez-moi vous conseiller de veiller en silence à l'éclosion de votre juste désir, c'est-à-dire du désir qui a l'approbation de votre Moi divin, Christ en vous. Cette approbation met votre esprit et votre cœur à l'aise. Vous savez que vous savez ce que vous devez faire. Vous avez cette conviction qui vous donne la tranquillité. N'en parlez pas. Laissez mûrir cette aspiration dans votre cœur, protégez-la contre toute intrusion négative en rendant sans cesse grâces de ce qu'elle est accomplie. Je conseille souvent à nos étudiants de dire : « Père-Mère, je Te rends grâces pour tout le bien que Tu as préparé pour moi et que j'accepte d'un cœur tout rempli de gratitude ». Et laissez ainsi ce bien prendre forme dans votre vie.

« Puis on me dit : Il faut que tu prophétises de nouveau devant beaucoup de peuples, de nations, de langues, et de rois », dit le onzième verset.

Nous sommes notre propre prophète. « II vous sera fait selon votre foi », dit le Maître. De la qualité de notre foi dépend la qualité de notre vie. Pourquoi ?
Parce que la pensée est la force créatrice de notre univers

Nous ne devons donc prophétiser, prévoir, que ce qui est constructif et positif et refuser fermement et définitivement ce qui est négatif, ce qui est contraire au bien que nous souhaitons, parce qu'il est approuvé par la Sagesse qui est en nous. Lorsque « le Père en nous » acquiesce, rien au monde ne doit nous faire démordre de notre aspiration. Nous ne devons écouter rien d'autre.

« Nous devons toujours prophétiser en sentant et en sachant que l'Infinie Bonté de Dieu coule à jamais à travers nous et que nous sommes les canaux, les instruments du Divin », dit Murphy. Notre état de conscience, notre sentiment, notre activité mentale déterminent notre avenir. Nous gardant d'être de « faux prophètes », ceux qui propagent la tristesse et les calamités, nous devons être les annonciateurs de la Présence Divine dans tous les hommes. Nous devons affirmer sans cesse que seule la Volonté de Dieu dirige notre vie dans la Paix, la Lumière, l'Amour, la Justice et l'Harmonie, car c'est cela la vérité qui nous affranchira de toute erreur, de tout mal.
Et il nous sera fuit selon notre foi. Car telle est la Loi.

(1) Psaume 23.

(1) « Faites à autrui ce que vous voudriez qu’il vous fit ». Luc 6 : 31
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Perline
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MessageSujet: Re: Chapitre XVI   Mer 6 Fév - 21:13

Nous parvenons à l'accord entre notre pensée, ce que nous désirons et notre sentiment d'avoir déjà reçu mais, trop souvent, nous laissons ravager nos vignes par ces petits renards que sont les doutes, les craintes qui, maintes fois, proviennent de notre imprudence.

Merci Mili pour ces explications, Murphy interprète le Livre de la Révélation comme je n'aurai jamais penser le faire
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Bidou
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MessageSujet: Re: Chapitre XVI   Mer 6 Fév - 22:35


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MessageSujet: Re: Chapitre XVI   Jeu 7 Fév - 0:29

Bonsoir Perline,

Ce n'est pas Joseph Murphy qui a fait cette interprétation mais le doctor Mary Sterling


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MessageSujet: Re: Chapitre XVI   Jeu 7 Fév - 7:27

oups, alors Mary Sterling
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Chapitre XVI

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