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Chapitre XIX

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Mili
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MessageSujet: Chapitre XIX   Sam 1 Mar - 12:56

Nous voici parvenus au treizième chapitre de ce livre de la révélation de notre nature spirituelle, divine. Les quatre premiers versets disent

Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ces cornes dix diadèmes, et sur ses têtes, des noms de blasphème.

La bête que je vis était semblable à un léopard ; ses pieds étaient comme ceux d'un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, et son trône, et une grande autorité. Et je vis l'une de ses têtes comme blessée à mort, mais sa blessure mortelle fut guérie. Et toute la terre était dans l'admiration derrière la bête. Et ils adorèrent le dragon, parce qu'il avait donné l'autorité à la bête ; et ils adorèrent la bête, en disant : Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ?


La nier symbolise notre conscience, tant qu'elle ne s'est pas définitivement fixée par la prière, l'étude et la méditation, sur la divinité de notre nature. A quoi nous identifions-nous ? Est-ce à notre Etre éternel, cette toute-puissance, ou bien nous limitons-nous en nous bornant à notre corps, à nos sens physiques, à notre intellect ? Il faut que chacun se réponde à lui-même sur cette question primordiale. Par exemple, est-ce que je dis : J'ai quarante ans, ou quinze ans, ou soixante-quinze ans, ou bien : Mon corps a quarante ans, quinze ans, soixante-quinze ans ? Antoine de Saint-Exupéry a dit : « On a négligé l'Être ». Hélas ! c'est toujours vrai. Nous nous prenons pour ce que nous ne sommes pas, nous disons JE Suis, qui est la Loi de notre Être, à ce que nous ne sommes point, à ce que nous ne voulons pas ! Nous restons dans la houle et le tangage d'une conscience tantôt positive, par moments, mais trop souvent négative. Nous ne savons pas, nous ne prenons pas la peine de nous centrer dans la vérité de notre Être ; nous ne nous servons pas, ou bien trop peu, des dons que la Puissance Créatrice que nous appelons Dieu a intégrés à notre nature ! Les Maîtres disent que seul un maître peut se faire passer pour ce qu'il n'est pas ! Nous sommes des Maîtres en puissance, qui refusons de nous servir de notre puissance ! Tout simplement et uniquement parce que nous ne disciplinons pas nos sentiments et nos pensées.

Beaucoup, beaucoup trop de personnes s'imaginent que l'étude de l'ontologie, de la Vérité qui, nous a dit le Maître, « nous affranchira », consiste à venir écouter des cours, plus ou moins attentivement, à lire la revue et nos ouvrages sans beaucoup y réfléchir et que, cela fait, tout va s'ordonner harmonieusement dans leur existence. Le professeur, le leader, qui laisserait croire cela, faillirait gravement à sa mission ; nous ne serons pas de ceux-là. Nous disons à nos élèves : Il s'agit de rien moins que de transformer votre état de conscience. Vous avez appris que votre pensée est créatrice, que vous ne pouvez penser sans créer. C'est donc de la nature de vos pensées et de vos sentiments que vous avez à vous préoccuper. Et là-dessus le Maître est catégorique, il dit: « Veillez donc et priez sans cesse ». Si tantôt vos pensées sont constructives, dynamiques, bienveillantes à tous et empreintes de sérénité, et tantôt négatives, destructrices, envers les autres comme envers vous-même, vous êtes plongé dans une mer houleuse ; votre esprit est en perpétuel tourment. Il faut vous en rendre maître, cesser d'en être le jouet ; il faut que vous soyez et demeuriez à la barre.

Pour cela il faut travailler. Vous ne pouvez récolter que ce que vous semez. Pour vous rendre maître de vos pensées et de vos sentiments, il vous faut une continuelle vigilance. « Cela est épuisant !» diront les paresseux. Nullement. C'est, au contraire, un travail libérateur. Est-ce que le jardinier ne prend pas constamment soin de débarrasser, de nettoyer son jardin des mauvaises herbes qui étoufferaient ses plantations ? Dites-vous bien que votre santé, vos affaires, votre entourage, ne peuvent se transformer que dans la mesure où votre pensée créatrice se transformera. « Il vous sera fait selon votre foi », cette parole de Jésus résume la Loi de votre Être. Son autre parole, « Veillez donc et priez sans cesse », en est le corollaire.

Un sage a dit : « La science de l'Être n'est ni pour les faibles, ni pour les paresseux ».TouT DÉPEND de votre vigilance, de votre fidélité aux Lois de votre Être éternel, le Christ en vous. Au lieu de vous en prendre à celui-ci ou à cet autre, à cette situation, à cette conjoncture, surveillez avec le plus grand soin la qualité de vos pensées et de vos sentiments, sortez-les de la mer houleuse, ramenez-les tranquillement, fermement, sur la terre ferme de la Conscience de votre Divinité et vous verrez votre vie se transformer à l'image de cette Conscience.

La bête, dont il est question dans ce treizième chapitre, représente tous nos états de conscience négatifs, toutes les superstitions et les fausses croyances que nous avons accueillies et les mauvaises conditions qui en résultent. Le dragon symbolise la peur qui nous porte à donner foi à toutes ces négations. La peur est notre ennemi le plus cruel. Par malheur, on l'inculque à l'enfant de toutes les façons dès son arrivée sur terre : peur de la maladie, peur des accidents, peur des échecs, peur de ce que l'on pense de lui, peur de ce qui va lui arriver ; comme s'il n'était pas intrinsèquement maître de tout ce qui se présente à lui i

Les dix cornes sont le symbole double de nos cinq sens, auxquels nous permettons de nous limiter à ce que nous entendons, voyons et sentons extérieurement et de nous en imprégner. Dans sa merveilleuse « Réponse du Seigneur », Alphonse de Chateaubriant a écrit :« Malheur aux hommes insensés qui suivent leur propre esprit et ne voient rien au-delà de lui. Car tandis qu'ils contemplent ce qu'ils appellent eux-mêmes, ils ne peuvent contempler l'Universel Immortel, en qui seulement est la Vie, la Vie et la Force, la Force et l'Éternité... ». a tous les maux sont l’œuvre de notre vision ». Ce que nous voyons de l'homme n'est que l'envers de l'homme ». Enfin ceci, que tous les cartésiens devraient longuement méditer : «... on ne compte pas Dieu sur ses doigts ; mais il existe dans le domaine de l'être pensant deux expériences successives, et qu'il faut connaître l'une et l'autre, si l'on veut posséder toute la science de la lumière de l'homme : l'expérience de l'intellect et l'expérience de l'Esprit. Ces deux expériences correspondent à deux évidences distinctes, situées à deux étages qui ne se confondent jamais : les deux et deux font quatre de l'arithmétique et les deux et deux font quatre de l'Âme... Vous leur direz au surplus (aux hommes ignorants, incrédules) « qu'il n'y a jamais eu à nier l'expérience de Dieu que ceux qui ne l'ont pas faite» .

Revenons à notre dragon. Nous avons une fâcheuse tendance, dictée par la peur, (toujours elle !) à redouter ce qui est nouveau. Lorsqu'un désir nouveau, une aspiration vers une vie plus large, plus belle, se présente à notre esprit, nous laissons cette affreuse peur, ce dragon, la combattre. La limitation, tel un serpent venimeux, lève sa tête et notre idéal, l'entreprise que pourtant nous brûlons d'accomplir, notre projet, avortent. Il faut résolument écraser ce serpent, ce dragon, lui briser les reins en cultivant résolument, calmement, les pensées, les états de conscience constructifs. Il faut sans cesse nous souvenir que NOTRE PENSÉE EST CRÉATRICE.



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Mili
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MessageSujet: Re: Chapitre XIX   Sam 1 Mar - 12:59

Et elle (la bête) ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel, (verset 6).

Voici ce que dit excellemment au sujet de ce verset le Docteur Murphy :

« Le blasphème c'est le mépris de notre bien, le fait de le refuser en entretenant des pensées contraires. C'est aussi le remords en cas d'échec. Nous blasphémons Dieu lorsque nous disons qu'Il ne peut guérir le corps qu'Il a créé. Nous sommes alors athées parce que nous nions et rejetons Son Omniprésence et Son Omnipotence. L'homme qui dit qu'il est incurable, que son état est désespéré « blasphème », en langage biblique, parce qu'en fait il dit que la Présence Guérissante Infinie est incapable de guérir le corps malade ; cependant, nous l'entendrons peut-être dire aussitôt après : « Avec Dieu tout
est possible ». « Il est alors semblable, dit Jacques, au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d'autre. Qu'un tel homme n'imagine pas qu'il recevra quelque chose de l'Éternel ; c'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies ».

Revenons aux propos de mon éminent confrère :

« Nous blasphémons aussi le nom de Dieu quand nous disons que Dieu nous envoie la maladie, le malheur, la mort, les épreuves. La Présence Guérissante Infinie ne peut violer sa propre nature. L'Infini ne peut s'exprimer qu'en tant qu'Harmonie, Santé, Paix, Joie, Intégrité et Perfection. La nature de l'Infini est Intégrité, Beauté et Unité. La Vie ne peut vouloir la mort ; ce serait la contradiction de sa propre nature. La volonté de Dieu, Son intention, Son but pour tous les hommes, c'est la vie abondante, la joie, l'harmonie et des expériences merveilleuses qui transcendent leurs rêves les plus chers. Les fausses croyances de l'entendement collectif humain profèrent toutes sortes de mensonges au sujet de Dieu ; les hommes parlent de démons, d'enfer, de damnation, de purgatoire. Tout cela provient d'états d'esprit créés par notre ignorance, notre manque de compréhension de la Vérité. Le seul démon est celui du malentendu, de la mauvaise interprétation et de la mauvaise application des lois universelles communes à tous les hommes. Proférer le mensonge au sujet de Dieu et de Ses qualités, c'est blasphémer aussi. Dire à quelqu'un que Dieu va le juger et le punir au jugement dernier, ou bien que s'il commet un péché grave il ira en enfer, c'est blasphémer. Tout jugement est donné au Fils, ce qui veut dire à votre esprit. Vous prononcez le jugement sur vous-même, à chaque heure du jour, par les pensées et les choix que vous faites. L'Absolu ne juge ni ne condamne. Nos punitions, comme nos récompenses, ont pour bases les réactions de notre propre subconscient sur la façon dont nous pensons. Si nous pensons le bien, le bien suit ; si nous pensons le mal, le mal se manifeste. La loi de la vie est action, réaction. La pensée est l'action, la réaction est la réponse de notre subconscient, réponse basée sur la nature de notre pensée ».

Et tous les habitants de la terre l'adoreront (Dieu, l'Absolu) ceux dont le nom n'a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l'Agneau qui a été immolé. Si quelqu'un a des oreilles, qu'il entende. (Versets 8 et 9).

Nous avons déjà dit que le livre de vie symbolise les impressions que notre conscience a retenues ; la fondation, c'est le moment où ces impressions furent faites. L'Agneau c'est notre conscience-d'être qui meurt sans cesse, en se détachant de ce qui nous nuit, pour renaître à ce que nous voulons, à ce que nous choisissons d'exprimer. Au fur et à mesure que nous méditons et mettons en pratique les Lois divines de la Vie, notre conscience-d'être s'élargit, s'élève, se transforme ; nous ne nous voyons plus comme des êtres de chair, mais d'Esprit, nous ne nous identifions plus à ce qui est négatif et malfaisant ; nous nous rappelons sans cesse que la Toute-Puissance est en nous, que nous en sommes les Fils.


C'est à nous de n'écouter (que celui qui a des oreilles entende) que les vérités intérieures, de demeurer dans la conscience de l'Unique et Toute-Puissance Omniprésence, d’ECOUTER et de DEMEURER. D'entendre que l'amour chasse la haine, que la paix écarte la douleur et que la joie élimine le malheur ; en un mot il faut entendre qu'il n'y a qu'une seule Puissance et cesser d'accorder de la force au monde phénoménal, extérieur, ignorant et insensé. Le penseur scientifique, dit Murphy, ne prend pas la cause pour l'effet ; il ne donne puissance ni aux astres, ni au temps, ni aux bactéries, ni aux gens, ni aux conditions, ni à rien de ce qui est extérieurement créé. Celui qui entend croit, sait que l'Esprit est Omnipotent et, par conséquent, Cause Unique. Et le Docteur Murphy fait judicieusement remarquer que beaucoup de personnes n'entendent que ce qu'elles veulent entendre ; elles n'acceptent pas les vérités qu'elles n'entendent qu'avec leurs oreilles. « On ne voit bien qu'avec le cœur » disait Saint-Exupéry. Ces personnes ne vivent pas à la hauteur des vérités qu'elles entendent ou lisent.

Le verset 10 dit: Si quelqu'un mène en captivité, il ira en captivité; si quelqu'un tue par l'épée, il faut qu'il soit tué par l'épée. Le Maître de Nazareth exprime cela ainsi : « On se servira pour vous de la mesure dont vous vous serez servi ».

Le verset onze est une répétition, une confirmation de ce qui a déjà été dit :

Et je vis monter de la terre une autre bête qui avait deux cornes semblables à celles d'un agneau, et qui parlait comme un dragon.

L'Agneau, rappelons-le, est le symbole de l'état de conscience sauveur. Nous avons dit que notre conscience-d'être meurt sans cesse à nos vieilles croyances, à nos erreurs, pour donner naissance à des concepts nouveaux, vrais. Cela se fait naturellement à mesure que nous prenons conscience de notre divine nature. Il faut que nous apprenions la loi de notre esprit et que nous l'appliquions en choisissant des idées qui sont de nature à nous guérir, à nous bénir, à nous inspirer ; si nous nous tenons à ces idées, un accord se fera entre notre esprit conscient et notre sentiment profond, subconscient, et la réalisation, la manifestation qui suivra, de notre désir, de notre besoin, sera notre Agneau, notre sauveur. « Il vous sera fait selon votre foi ».
Lorsque, au contraire, nous travaillons inversement, contemplant et acceptant les conditions, les obstacles, les délais, les difficultés, nous les créons en vertu de notre penser créateur et nous restons dans les limitations de toutes sortes.

Ce treizième chapitre se termine ainsi : « C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête. Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est six cent soixante six. »

Le Docteur Murphy explique ainsi ce verset : Les lettres du mot grec hephren, l'esprit indiscipliné, c'est-à-dire qui ne sait pas se fixer sur la Vérité, donnent le chiffre 666 : ce qui signifie l'esprit ignorant, celui qui ne dépasse pas l'expérience de l'intellect ; celui qui ignore, ou veut ignorer, ses divines prérogatives et qui se laisse gouverner par la peur, l'ignorance et la cupidité.
Concluons l'étude de ce treizième chapitre en rendant grâces pour le don merveilleux qui nous est fait : celui de la connaissance des Lois Éternelles qui nous gouvernent, la connaissance de cette Vérité qui nous affranchira pour peu que nous lui soyons fidèles et que notre cœur se remplisse d'une reconnaissance infinie pour Celui qui est venu nous les expliciter. Béni soit-il.





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Bidou
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MessageSujet: Re: Chapitre XIX   Ven 7 Mar - 22:14


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Chapitre XIX

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