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Chapitre XII

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Mili
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MessageSujet: Chapitre XII   Jeu 10 Jan - 16:22

Revenons, si vous le voulez bien, au huitième verset du sixième chapitre de ce grand livre. Il nous parle de la Mort qui monte le cheval pâle, de l'Enfer qui le suit, et de la puissance qui leur est donnée « sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité et par les bêtes sauvages de la terre ».

Nous avons vu que cette « Mort » symbolise la fin, dans notre conscience, de tout sentiment négatif. Elle met fin à ce qui s'oppose à notre Être réel, elle nous libère de tout sentiment limitatif. Nous l'avons dit, cette « mort » est une Renaissance.

L'Enfer c'est l'état de conscience du doute, de la peur, de l'angoisse, de l'anxiété, du remords, du regret, de la pitié de soi aussi. L'Enfer n'est autre chose que l'état de conscience dans lequel nous nous croyons séparés de notre Source Créatrice. L'Enfer c'est quand nous disons JE Suis à ce qui fait offense, à ce qui s'oppose à notre véritable Identité.

Le « quart de la terre » symbolise votre corps physique, les conditions, les circonstances de votre vie terrestre. Toutes ces conditions, toutes ces circonstances, peuvent et doivent être transformées, élevées par le « renouvellement de votre esprit ». Lorsque vous vous absorbez effectivement dans la contemplation de votre Moi divin, JE Suis, automatiquement l'entourage et les conditions dans lesquels vous vivez se transforment. Il vous est fait « selon votre (nouvelle) foi ». Vous vous êtes « absenté » de vos difficultés apparentes pour être « présent » de plus en plus dans la certitude de la Toute-Puissance qui vous anime ; la dissolution, la « mort » de vos difficultés (le cheval pâle) s'ensuit logiquement et inévitablement. Vous avez intronisé dans votre penser conscient l'Intelligence Infinie de votre Moi divin, éternel, et Sa sagesse transforme toutes les conditions de votre vie. Vous êtes entré dans une nouvelle dimension. Donnant à l'Amour Infini qui vous anime la première place, vous ne faites plus partie des bêtes sauvages de la terre puisque vous saluez en chaque homme, en chaque femme, en chaque enfant, l'Unique Présence, celle-là même qui fait battre votre propre cœur. En vous l'homme n'est plus un loup pour l'homme.

Le neuvième verset dit : Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu, et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu. Ils crièrent d'une voix forte en disant : Jusque à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre.

Dans le monde, la vengeance est le fait de rendre à autrui le mal qu'il nous a fait ; c'est, non pas rétablir l'équilibre de la balance, mais, au contraire, entrer dans un cercle vicieux, car celui à qui nous rendons le mal pour le mal s'empresse trop souvent de nous rendre à nouveau la pareille, et c'est
ainsi que les guerres, les conflits, les disputes naissent et s'enveniment pour le plus grand malheur de l'humanité.

La vengeance, dans la Bible, veut dire : équilibre, aplomb, stabilité, justification de la Vérité. C'est à moi seul qu'appartient la vengeance, dit l'Éternel, à moi la rétribution. (Romains 12:19). L'Éternel est notre conscience-d'être ; sa « vengeance » s'accomplit selon la Loi de notre Être véritable, lorsque nous détruisons nos états négatifs, rancœur, jalousie, envie, haine, ressentiment - les âmes de ceux qui avaient été immolés - pour les remplacer par les vérités éternelles, les valeurs spirituelles. Nous rétablissons la balance, l'équilibre divin, en prenant conscience profonde et définitive de l'Omniprésence de Dieu-le Bien. Toute acrimonie, tout désir de vengeance disparaît dans l'ineffable douceur du sentiment de notre Divinité (« Moi et mon Père nous sommes un ») et de Sa Présence en autrui.
Si quelqu'un vous a blessé, frustré ou calomnié, gardezvous bien de permettre à vos pensées, à vos sentiments, de s'égarer dans la colère et le ressentiment qui ne feraient qu'aggraver votre détresse. Détendez-vous, obligez votre penser à revenir à la Vérité de l'Omniprésence. Ce n'est pas l'homme (ou la femme) réel qui vous a fait du mal, c'est l'homme extérieur, ignorant des Lois de la Vie. Si vous vous mettez à son niveau, rendant le mal pour le mal, vous vous condamnez vousmême à un cercle infernal ; de plus, et de toute part, vous serez assailli par l'erreur sous une forme ou sous une autre car, « on se servira pour vous de la mesure dont vous vous serez servi ». Brisez tout de suite ce carcan, détournez-vous immédiatement de son étreinte et déclarez vigoureusement et sincèrement :« Le Christ en moi salue et bénit le Christ en lui (en elle) et le Christ en lui (en elle) répond au Christ en moi ».

Les plateaux de la balance seront alors égaux, la Vérité rétablie ; la Paix envahira votre cœur. Vous aurez échappé à l'affreux esclavage de la haine, vous serez libre de poursuivre votre chemin dans la Lumière.

Le Dr Joseph Murphy propose la formule suivante, si l'on se sent de la colère contre quelqu'un :« L'Harmonie, la Paix et l'Amour de Dieu qui coulent à présent à travers moi coulent aussi à travers X... » Et il ajoute : « Persistez à déclarer fréquemment ceci, vous verrez flétrir dans votre conscience toutes les racines de l'hostilité et de la rancœur, et vous serez libre. Vous aurez soutenu la Vérité et la Vérité vous affranchira ».



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Mili
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MessageSujet: Re: Chapitre XII   Jeu 10 Jan - 16:25

Dans son beau livre « La Science du Succès » (malheureusement épuisé mais que nous espérons bien voir réédité), le Dr Charles-Raymond Barker a écrit un chapitre qu'il a intitulé : « Le Ressentiment c'est la Ruine ». Celui qui se permet le ressentiment se détruit. « Veillez donc, et priez sans cesse afin que vous ne tombiez en tentation. »

Je regardai quand il ouvrit le sixième sceau ; et il y eut un grand tremblement de terre, et le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsqu'un figuier secoué par le vent jette ses figues vertes (Versets 12-13).

Six est le nombre de la création et, lorsque votre prière est exaucée, votre aspiration accomplie, il se produit toujours un grand bouleversement (un tremblement de votre terre) parce qu'il faut la dissolution de l'ancien état pour qu'apparaisse le nouveau. C'est lorsque la nuit est au plus noir que l'aube se lève. Il faut que nous naissions à nouveau. « En Vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau (la purification du moi inférieur) et d'Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu » (la conscience de sa divinité).

Le sac de crin symbolise les pensées, les sentiments négatifs dont nous avons à nous défaire en les disciplinant, en les détournant du témoignage fallacieux des sens et du monde extérieur pour les maintenir « sous l'Abri du Très-Haut, à l'Ombre du Tout-Puissant », c'est-à-dire dans la Conscience de notre divine Identité. « Moi et mon Père nous sommes un. » « L'Éternel (mon Moi divin) est mon Berger, je ne manquerai de rien » (Psaume 23).


Le figuier est le symbole des doux fruits de l'Arbre de Vie. « Le fruit de l'Esprit c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la douceur, la foi, la bénignité, la tempérance ; contre ces choses il n'y a point de loi» (Galates 5: 22-23). Lorsque les figues tombent vertes du figuier, celles qui restent sont les meilleures. Ainsi en va-t-il avec notre conscience-d'être lorsque nous éliminons de notre esprit, en le disciplinant, les pensées et les sentiments destructeurs. Il ne demeure alors en nous que ce qui va nous assurer la joie, la paix, l'abondance de tout bien. Ayant éliminé l'erreur, l'ayant fait périr dans votre conscience, vous êtes « nés d'eau et d'Esprit » et à même de jouir de « ces choses contre lesquelles il n'y a point de loi »: les valeurs éternelles.

Le ciel se retira comme un livre qu'on roule, et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places, dit le 14° verset. Ce qui signifie que les états négatifs, délétères, se désintègrent devant l'affirmation de la Vérité et ils disparaissent. Les montagnes symbolisent ici, avec les îles, les obstacles, les difficultés qu'avaient créés les fausses croyances.

Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau ; car le grand jour de la colère est venu, et qui peut subsister (Versets 15-16-17.)

Il est de toute évidence, pour celui qui a « des yeux pour voir », que la terre se détruit elle-même par son mépris des Lois de la Nature, par son indifférence envers la Loi de l'Amour, de l'Unité universelle, par son égoïsme, sa rapacité, son matérialisme criant.
La Puissance Créatrice que l’on appelle Dieu n’est pour rien dans la désolation qui se répand - au mépris des avertissements de plus en plus pressants des savants authentiques - de plus en plus et de plus en plus rapidement sur la terre et jusque dans les océans. Un éminent psychiatre spiritualiste, le Dr Arthur Guirdham, a dit : « Il est midi moins cinq à l'horloge de notre civilisation et les minutes qui nous restent s'écoulent rapidement ».

Tous ceux qui se croient des « rois », des « puissants », des « riches », tous ceux qui exercent si peu que ce soit, une autorité sur leurs semblables, doivent s'éveiller rapidement du mauvais rêve de l'orgueil, de l'arrogance, de l'égoïsme, et faire en sorte que leur « règne », leur « puissance » et leur « richesse » soient employés avec AMOUR pour le plus grand bien du plus grand nombre. II faut qu'ils s'éveillent à la connaissance que la Loi de la Vie c'est le SERVICE d'autrui. « A quoi servira-t-il à un homme de gagner le monde s'il perd sa vie ? » demande le Maître.

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MessageSujet: Re: Chapitre XII   Jeu 10 Jan - 16:26

Le grand jour de la colère, c'est l'avènement de l'action de la Puissance Spirituelle, l'action de votre Moi divin qui vous réveille, et souvent d'un grand mal apparent naît un grand bonheur, une grande transformation heureuse de tout votre être. Nous avons entendu un jour un général anglais, fort bel homme qui avait donc dû souffrir particulièrement d'avoir perdu une jambe à la guerre, dire :« C'est ce qui m'est arrivé de plus heureux dans ma vie ; j'ai perdu ma jambe et je me suis trouvé. Dieu sait ce que j'aurais pu devenir sans cette épreuve ».
La colère de Dieu est le processus de purification de l'esprit et du corps. Parfois une maladie atteint un état de crise et le malade va plus mal avant d'aller mieux. La Présence Curative est à l’œuvre pour détruire toutes les bactéries, tous les organismes virulents, et soudain la température tombe, le patient sourit et la guérison s'annonce. « Ce processus purificateur du corps et de l'esprit est appelé la colère de Dieu », dit Murphy. « La colère de Dieu ne signifie point la fureur d'un dieu courroucé ; tout au contraire, cela symbolise l'activité de la Divine Puissance qui met de l'ordre dans le chaos et qui restaure notre vie et nos affaires selon le Plan Divin, l'harmonie et la paix ». On pourrait assimiler la colère de Dieu au grand nettoyage de printemps qu'effectuent les ménagères soigneuses pour chasser la poussière et la malpropreté. Le jour de la colère de Dieu est un jour béni pour celui qui demeure dans la conscience de Sa Présence en lui-même, car c'est cette Conscience qui le ramène à la Paix, à l'Harmonie, à l'Abondance de tout bien.

« Il est écrit : l’œil n'a point vu, l'oreille n'a point entendu, et ne sont pas montées au cœur de l'homme, les choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment. » Aimer Dieu, c'est monter le cheval blanc, c'est demeurer dans la conscience de l'Omniprésence, tout en servant les hommes.

Le Maître dit : « Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges (les pensées pures), il s'assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs ; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors il dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli ; j'étais nu, et vous m'avez vêtu ; j'étais malade et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venu vers moi. Les justes répondront : Maître, quand t'avons-nous vu avoir faim... avoir soif ? Quand t'avons-nous vu étranger ?... Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison... ? Et le Maître répondra : Je vous le dis, en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». Matthieu 25 : 31.



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