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Jour après jour

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Mili
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Sexe:FémininBélierTigre
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MessageSujet: Jour après jour   Lun 6 Nov 2006 - 20:17



Jour après jour Anne Marie Evers


Alors que j'écris cet article, il y a 3 mois seulement que mon mari, Roy, est décédé après une très brève maladie. Ce fut un véritable choc, d'autant que je n'avais cessé de faire des affirmations pour lui, exprimant la guérison et la santé.
Les deux premiers jours, je me sentis écrasée, assommée. J'avais perdu ma confiance dans le pouvoir des affirmations. C'était comme si Dieu m'avait trahie, abandonnée. Ce doute affreux et le chagrin qui me déchirait me firent passer les heures les plus noires de ma vie. Je me sentais trahie, abandonnée, seule, dans une confusion terrible.
Puis je me repris et me dis : « Oh, Anne Marie, écoute ! Qu'enseignes-tu aux autres ? Tu leur enseignes l'espérance même au plus noir de la nuit. Qu'attends-tu pour t'y mettre ? » Doucement, j'émergeai du brouillard. Puis vint le temps des questions : « Pourquoi fallait-il qu'il décédât maintenant, alors que tout allait bien et que nous étions si heureux ? Pourquoi moi, mon Dieu ? Pourquoi faut-il que je perde mon époux alors que des amies plus âgées que moi ont toujours un mari et une famille ? »
Plus je me posais de questions, moins je savais quoi penser. Comment pouvais-je enseigner aux autres la façon de s'y prendre dans une épreuve si dévastatrice ? Mais la réponse me vint claire et forte : je montrerais aux autres qu'il y avait une lumière au bout du tunnel et je leur donnerais l'espérance et le courage de persévérer.
Je me mis alors à penser à la suite des événements qui s'étaient déroulés. Je vis que c'était moi, et non Roy, qui faisais des affirmations pour sa guérison et sa santé ; je n'étais pas Dieu et ne pouvais donc affirmer que telle ou telle serait la durée de vie d'autrui. Avec douceur, la prière de sérénité me revint en mémoire ; elle se répéta dans mon esprit et m'aida à trouver mon chemin.

Une semaine avant le décès de Roy, alors que j'attendais dans la salle d'attente chez le médecin, je feuilletais un magazine et tombai sur une publicité où figurait une assiette avec cette prière de sérénité. Ce fut comme si elle brillait par saccades pour capter mon intérêt. Je tentai de l'ignorer mais j'avais le sentiment curieux que je devrais faire attention.
Une fois que j'eus accepté la prière de sérénité et tout ce que j'avais compris d'autre, je fus armée d'espérance, de savoir et d'intuition. Je me repris, me relevai et retournai travailler à ce que j'aime et estime.
Je commençai à me servir d'une forte affirmation pour accepter la mort d'un bien-aimé. Je l'imprimai et l'utilisai pendant 2 semaines. Je me souvins alors que nous ne mourons pas ; nous ne faisons que changer de forme. C'est comme se rendre d'une pièce à l'autre. Quand on quitte cette planète, on passe dans une autre classe et l'on entre à l'université céleste.
Voici ce que j'ai écrit : Un chagrin excessif affaiblit l'âme et le corps. Il n'aide pas la personne dont vous êtes endeuillée et peut aller jusqu'à ralentir sa progression dans l'au-delà. Des formes-pensées tristes qui atteindraient le décédé peuvent empêcher son évolution spirituelle.
Oui, le chagrin est une expérience bien réelle, mais il est aussi un ajustement, une transition de ce que fut la vie naguère à cette vie qui commence tout juste. Le deuil est un travail, et traverser ces marées de sentiments et de pensées prend du temps, de l'énergie et demande des efforts conscients. Quand vous éprouvez trop de tristesse et que vous demeurez dans cet état d'âme, vous entamez une évolution qui corrode les cellules du corps.
Lorsque vous pleurez le défunt bien-aimé, vous exprimez aussi la souffrance que vous éprouvez pour vous-même, pour votre perte et pour le fait que vous ne reverrez plus l'être aimé dans cette vie. Ah certes, il vous manque à vous tordre de chagrin, pourtant il faut le laisser aller, de façon qu'il puisse aller son chemin dans sa nouvelle vie.
Tous ceux qui perdent un être chéri connaissent l'épreuve du deuil, de la souffrance et de la perte. C'est un fait normal, sain, de la vie. Le temps du deuil varie selon chacun car chacun réagit à sa manière. Il peut prendre 6 à 8 mois, ou bien 1, 2 , 5, 10 ans ou plus. Mon expérience du deuil, - j'ai perdu mon premier mari, ma mère, mon père, une sœur et un frère - m'a appris que la peine s'allège avec les années. Le temps guérit.
Quand vous perdez un être cher, vous perdez sa présence physique, mais votre relation avec lui ne s'arrête pas, car votre bien-aimé est toujours dans votre cœur, votre âme et votre esprit.

J'ai donc compris que je n'aidais point mon mari en le retenant ici. Et j'affirmai : « Moi, Anne Marie Evers, je mérite d'être capable de m'adapter aux changements de la vie et c'est ce que je fais maintenant rapidement et facilement. Je sais que Roy me manquera. Je le laisse aller avec amour et le laisse libre d'évoluer et de grandir dans sa nouvelle vie. Je prends les décisions justes et appropriées et je pense avec clarté. Tous les jours, je suis remplie de l'énergie guérissante et aimante de Dieu. J'ai une grande paix et une grande force intérieures. Je remercie Dieu pour tous les bons souvenirs de ma vie avec Roy. Je libère Roy et le laisse aller en paix et dans l'amour vers son bien le plus grand. Je suis libre ; il est libre et délié. Je me donne le droit de vivre et de trouver le bonheur. Je suis paisible et guérie pour le bien de toutes les parties concernées. Merci ! Merci ! Merci ! »

Mon expérience m'a aussi appris qu'il est tout à fait normal d'éprouver des sentiments de culpabilité quand meurt un être cher. Si vous creusez un peu, vous trouverez toutes sortes de pensées négatives du genre : « J'aurais dû... j'aurais pu faire autrement alors qu'il était encore vivant. » Pour me délier de cette culpabilité-là, je fais l'affirmation suivante : « Moi, Anne Marie Evers, je mérite de commencer à neuf chaque jour. Hier et ses difficultés, c'est de l'histoire ancienne. Je me pardonne toute culpabilité. Je prends les bonnes décisions au bon moment. Je suis libre de la culpabilité, de la peur, du souci et de la condamnation de soi-même. Je guéris rapidement. Toute culpabilité, toute peur et tout souci disparaissent tout à fait. Je n'ai que de bons souvenirs et des pensées positives, aimantes, au sujet de Roy. Je suis en paix, pour le bien de toutes les parties concernées. Merci ! Merci ! Merci ! »

J'ai trouvé un thérapeute du deuil qui m'aide à supporter mes sentiments de perte. Je fais face, un jour à la fois, une heure à la fois, et même minute après minute. Ce qui compte, c'est que je m'en sors, même à tout petits pas. J'enseigne toujours l'art des affirmations ; je prie avec les gens et je les conseille. Mais surtout, j'ai avec Dieu une relation toute renouvelée et plus intime qu'autrefois. Je reçois sa force et son profondément reconnaissante. Pour moi, c'est la preuve que la prière et les affirmations « marchent » vraiment, même aux moments les plus pénibles de la vie. Mon espoir est d'être une source d'inspiration pour ceux qui ont perdu un être cher.

Je me lève chaque matin et salue le jour en disant : « Merci, merci et merci mon Dieu pour ce jour glorieux et, s'il te plaît, dirige vers moi ceux que je peux aider et guider sur le chemin. J'ai de l'espérance ! »*
Je n'ai pas la moindre honte d'éclater en sanglots lorsque j'entends une chanson que Roy et moi aimions. Je n'ai pas peur d'exprimer mes émotions, même en public, et j'essaie d'être aussi patiente avec moi que je le serais avec l'un de mes enfants. Avec l'amour et l'aide de Dieu, ma foi, ma famille et tous mes amis, je fais face, un jour après l'autre, d'heure en heure et de minute en minute.

*Ndlr : c'est une prière qui est toujours entendue.

Prière de sérénité.

Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter ce que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux changer et la sagesse de connaître la différence. De vivre un jour à la fois, d'apprécier un moment à la fois, d'accepter les épreuves comme le chemin vers la paix, d'accepter, comme jésus l'a fait, ce monde comme il est, et non comme je voudrais qu'il soit; de croire que Vous allez prendre soin de tout si je renonce et m'en remets à Votre volonté, que je peux être raisonnablement heureux dans cette vie et suprêmement heureux avec Vous, pour toujours dans l'avenir. Amen .
(Reinhold Niebuhr)
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MessageSujet: Re: Jour après jour   Mer 8 Nov 2006 - 0:23

magnifique....j'apprecie énormement. Merci Mili.:colombe_008:
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MessageSujet: Re: Jour après jour   Mer 8 Nov 2006 - 10:22

Merci, merci, merci Mili pour ce texte.
Tu nous amènes toujours un rayon de lumière quand on en a besoin !
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Se laisser divinement guider, c'est trouver le bonheur sur terre !
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